Google invite tous les étudiants et professeurs en marketing à participer à son concours “Google Online Marketing Challenge“. Il s’agît d’un exercice concret qui permettra aux étudiants des universités et écoles supérieures d’acquérir une expérience directe de la publicité en ligne dans le cadre de leurs études.
Avec 200 dollars par groupe d’étudiants, ces derniers pourront créer, en collaboration avec une entreprise locale, des campagnes de marketing en ligne avec Google AdWords. Ils définiront leur stratégie, géreront la campagne, en évalueront les résultats et feront à l’entreprise des recommandations pour le développement ultérieur de son marketing en ligne.
L’initiative de Google est formidable. Je ne cesse de distribuer, lors de mes interventions à la fac ou en ESC, des crédits Adwords ou YSM pour initier des campagnes de search marketing pour inciter mes étudiants à “mettre les mains dans le cambouis”, mais peu vont jusqu’à la mise en place d’une campagne sur plusieurs semaines. Avec ce concours, Google va non seulement permettre aux étudiants d’avoir un bon retour d’experience sur les stratégies d’acquisition d’audience, mais aussi obliger les professeurs à comprendre ce qu’est vraiment le Web et quels sont les enjeux d’une campagne de promotion en ligne pour des entreprises locales.
Google Experimental Search est une nouvelle initiative de Google qui tend à intégrer une fonctionnalité “à la digg”. En effet, Google propose à certains beta testers d’influencer les résultats de recherche en ajoutant, en classant ou en supprimant des éléments dans ces résultats.
Le gros plus de cette expérimentation est la fonction “suggérer une meilleure page”, qui permet aux utilisateurs de compléter eux mêmes les résultats.
L’idée n’est pas neuve et beaucoup de moteurs de recherche alternatifs ont déjà intégré ce type de pondération de leurs algorithmes. Mais quand c’est Google qui met en oeuvre tout cela, le “moteur de recherche humain” prend tout son sens. Stratégiquement, Google abat une belle carte face à l’apparition des Mahalo, wikia, and co.
Son nom ne vous dit probablement pas grand chose, mais Gokul Rajaram est l’homme qui fut chargé par Sergei Brin de concevoir et de mettre en place Adsense. Ce chef de produit de Google a donc donné naissance en 2003 à Adsense, le programme de diffusions d’annonces contextuelles de Google. Il a changé la face du web et permit à de nombreux sites de monétiser leur service ou contenu.
Il vient pourtant de quitter le googleplex avec la bénédiction de Sergei et Larry pour créer sa propre start-up, alors qu’on l’attendait aux commandes de l’intégration de doubleclick récemment contrôlé par Google. On se doute qu’avec des actions Google et une bonne expérience du business developpement, il risque d’avoir les moyens de bien démarrer sa nouvelle activité. En effet, le “parrain d’adsense”, tel que l’on semblait le surnommer, a réussi avec l’aide de seulement quatre ingénieurs et six mois devant lui à créer l’adsense que l’on connait aujourd’hui. C’est vous dire la compétence de l’homme.
Après les ingénieurs de Cuill, nombreux sont les googlers-clés qui ont quitté le navire de Mountain View ces derniers mois. A en croire la croissance des effectifs sur la même periode, on imagine assez bien que les salariés de la premiere heure ne retrouvent plus l’ambiance “start-up” des débuts. C’est d’ailleurs ce point que Gokul Rajaram a décidé de retrouver avec sa nouvelle entreprise. Bonne route à lui!
Dans le cadre de sa réflexion sur une meilleure rentabilisation de son portail, Yahoo aurait envisagé d’externaliser ses activités autour du Search Marketing. Au départ on peut considérer ça comme une grosse bétise, mais en y réflechissant un peu, l’idée d’outsourcer la monétisation de ses services pourrait être une stratégie marketing payant au moins à court terme.
En effet, Yahoo aurait penser confier ses espaces pub à Google (Adwords) lui-même, générant ainsi plusieurs centaines de millions de dollards de revenu additionnel sans continuer à investir en R&D et croissance externe pour rester au niveau… Le RPU (Revenu Par Utilisateur) est de plus supérieur de 40% chez Google que chez Yahoo. Imaginez donc le chiffre d’affaire supplémentaire généré avec la même audience!!!
Au final Jerry Yang aurait refuser d’opter pour cette solution afin de faire de Yahoo un “marketing operating system“. Choix judicieux puisque c’est aussi là une clé de sa valorisation. Yahoo a souvent innové en termes de supports publicitaires et l’emarketing a encore beaucoup de chemin à parcourir pour arriver à maturité. Les outils et les marketeurs évolueront fortement dans les années qui viennent. Je crois que Yahoo a raison de parier sur le fait que la guerre des régies publicitaires en ligne est loin d’être gagné.
Source : Heard on the Street - WSJ.com via John Battelle
A l’occasion du Seoul digital Forum, Eric Schmidt (pdg de Google) est intervenu sur la définition de la prochaine étape du web : le web 3.0.
Il explique qu’à l’inverse du web 2.0, qui n’est au final qu’un terme marketing dans lequel on met un peu tout et n’importe quoi, le web 3.0 sera caractérisé par une dimension technologique. Il s’agira de la convergence d’applications web légères, personnalisables et capables d’interagir entre elles. On se doute alors que les microformats devraient trouver une place de choix dans cette nouvelle évolution de l’internet.