Last.fm vient d’être racheté pour 280 millions de dollars par CBS! Pour rappel Last.fm est une sorte de réseau social sur la musique. Vous pouvez écouter de la musique à partir de tags créés par les utilisateurs. Un petit soft est aussi disponible pour analyser les morceaux que vous écoutez depuis votre PC afin de vous proposer d’autres titres qui seraient susceptibles de vous plaire.
Bref un service qui allie habilement le marketing de la recommandation et le web 2.0 avec un Business Model fondé sur la publicité et l’affiliation (si vous aimez un morceaux last.fm vous propose de l’acheter sur Itunes ou chez Amazon…) Voir un géant comme CBS s’intéresser à ce type d’acteur prouve une fois de plus que les modèles économiques du nouveau web sont au coeur des préoccupations des grands medias.
On peut s’interroger sur la valorisation de last.fm, car outre les 20 millions d’utilisateurs actifs affichés par la plateforme, c’est bien la technologie et son modèle économique qui a été apprécié. Prenons un taux de conversion classique d’un site de ecommerce : 1,5%. Sur 1000 visiteurs, vous générez 15 ventes. Ramenez maintenant ce chiffre à l’audience de Last.fm sur un mois: vous ne revez pas on atteint les 300 000 ventes. A 0,99 dollars le morceau (on va être pessimiste et dire que les utilisateurs n’achètent qu’un morceau), vous arrivez à un chiffre d’affaire annuel sur l’affiliation de presque 4 millions de dollars. Partant du principe que le taux de conversion doit être largement plus élevé du fait de l’utilisation d’un algorithme de recommandation, le chiffre d’affaire généré par utilisateur doit être énorme.
Il me semble que ce mouvement stratégique de CBS prend tout son sens par l’acquisition non seulement d’une techno, mais aussi d’une audience qualifié plus que significative. Des synergies évidentes pourront se retrouver autour des radios détenues par le groupe, et le label de production de musique. Pour être un véritable drogué de last.fm (en permanence sur mon PC), je pense également que CBS s’achète à bon prix une communauté virtuelle très active ainsi qu’une marque plus qu’appréciée.
Une conversation intéressante sur l’avenir du web par deux spécialistes. Nova et Paul. Le post original est ici.
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Le web ne cesse de croître, au point que beaucoup de moteurs de recherche, Google en tête, ne communiquent plus sur le nombre de pages indexées… Comprenons bien comment fonctionne un moteur de recherche: pour faire simple des robots parcourent le web en suivant les liens hypertextes qu’ils rencontrent et renseignent un index à chaque nouvelle page web rencontrée. La recherche s’opère à l’interieur de cet index grâce à un algorithme propre à chaque moteur qui utilise différents parametres : titre de la page, mots clés, url, etc… Cette recherche est du type “plain text”, ie que le moteur de recherche n’analyse généralement pas le sens de votre requête mais juxtapose les termes recherchés et regarde s’il les trouve associés dans son index.
Biensûr, des moteurs comme Google, Yahoo ou Live commencent à intégrer les synonymes et ont vocation à interpreter le sens des phrases ce que fait déjà Baidu, l’ogre chinois. Ce qu’il faut comprendre c’est que plus votre index est gros, plus vous obtenez des résultats pertinents. Mais passée une taille critique, l’index est pollué par un trop plein d’informations. D’où un manque de pertinence passée une certaine taille, et un déficit de productivité côté utilisateur.

Nova Spivack, de radarnetwoks, explique que le web est aujourd’hui en pleine explosion en terme de volume d’informations. Il sera de plus en plus dur d’accéder à l’information que vous recherchez. Comme lui, je crois très fort au web sémantique et à l’avénement de nouveau modes de recherche basés sur les microformats. A partir du moment où votre contenu, et à fortiori votre code, est structuré, alors les applications informatiques pourront les interpréter et les comprendre. Nous parviendrons ainsi à un accés pertinent à l’information que l’on recherche. C’est pourquoi j’en appelle à tous les développeurs et à tous les producteurs de contenus, allez lire ceci et commencez à intégrer les microformats. J’attends également celui qui saura pondre une version de Wordpress intégrants ces balises…
Gilles Babinet a participé à un chat sur le JDN où il revient sur ses différentes créations d’entreprises. J’avais déjà été touché par son interview chez Rodrigo où il invitait les futurs entrepreneurs à y croire, y croire, et y croire… Il en remet une couche sur le JDN en proposant le conseil suivant :
Y croire à fond. Ne jamais avoir d’aigreur. Considérer ses ennemis comme ses meilleurs maîtres. S’entourer, partager, échanger. Être multitâche et pas trop spécialiste.
Comme certains d’entre vous le savent déjà, un de mes projets va bientôt sortir, et ce type de réaction m’aide à prendre un peu de recul, à sortir la tête du guidon et à penser stratégie. J’espère que ça vous inspire aussi… En attendant, merci à Gilles d’ouvrir la voie…
Portaneo solutions vient de proposer un script open-source pour réaliser son propre portail personnalisable, en clair pour les web 2.0 accredited : son netvibes-like à soi! En plus il porte le nom d’une spice girl : Posh.
Je me jette dans ce script et je reviens vers vous pour vous donner mon avis… Si un tel outil est “plugable” sur l’existant, certains sites pourraient bien gagner en fonctionnalités et en utilisabilité. Offrant ainsi une nouvelle manière de naviguer pour leurs internautes.
Via Jeff