Tout le monde tire à boulet rouge sur le web 3.0 en ce moment… Il en était de même avec le web 2.0 à une époque. Je n’ai pas vraiment envie de me lancer dans un débat sur la dernière appellation à la mode, néanmoins, je sens bien que la technologie évolue ces temps-ci à grands pas et nous attire petit à petit vers une nouvelle ère.
Le web 2.0 était symbolisé par la proactivité des utilisateurs. Le web 3.0 rajoute une couche “intelligente”:
Compréhension du contenu grâce au “natural language processing”
Maitrise des comportements erratiques des plateformes UGC (User Generated COntent) :
Ex: Techcrunch est tagué Irak War sur Stumble Upon…
Interprétation par des agents intelligents des comportements des internautes
Avec JobiJoba.com nous avançons pas à pas sur les deux derniers points… Je suis persuadé que l’on peut amener de nombreuses nouvelles fonctionnalités telles que la recherche et la recommandation de contenu personnalisé à partir de votre profil et de ce que font vos amis. Je pense que le Web 3.0 sera caractérisé par la personnalisation du contenu, et la fourniture automatique de contenu à l’utilisateur à partir de ses actions : bookmarks, profil dans les réseaux sociaux, groupes auxquels il appartient, historique des recherche, etc…
Suite à l’écoute d’un des derniers podcasts de Read/write Web : Interview de Salim Ismail, le boss de Yahoo Brickhouse, je m’interroge sur la notion de valeur. Surtout qu’avec la création de ma nouvelle boite, la problématique est d’autant plus d’actualité…
Salim Ismail souligne, à juste titre, que le web 2.0 et ses implications en terme de participation des masses (UGC : User Generated Content) modifient viscéralement la notion de valeur, ce qui constitue le plus grand des défis à venir pour les pionniers tels que Monster, ou Ebay. Ces derniers ont positionné la valeur de leur société sur la masse d’informations propriétaires qu’ils étaient capable de générer.
Or, aujourd’hui tout le monde peut publier du contenu sans débourser un euro : d’une offre d’emploi sur un blog, à un produit à vendre sur Google Base, en passant par la musique ou la video sur MySpace, ou Youtube. Et le phénomène s’accélère de plus en plus avec le développement de réseaux faisant appel à des applications tierces comme facebook!
A partir du moment où l’on sera capable d’aggréger tous types de données et de donner de la visibilité au contenu que l’on produit, comment Monster ou Ebay pourront-ils encore justifier de tels tarifs à la publication ? La valeur de l’entreprise glissera certainement vers le métier premier des acteurs. Pour Monster, ce pourrait être la bonne mise en adéquation entre recruteur et recruté (je n’y crois pas trop, mais pourquoi pas…), et pour ebay les services additionnels type paypal, réputation, garanties…
Tout l’enjeu de cette modification de la valeur des entreprises repose sur la visibilité que leurs services pourront proposer à l’utilisateur. A ce titre, j’imagine aisément que des start-ups telles que Netvibes, Criteo, Webwag, Wikio auront un rôle majeur à jouer.
A l’occasion du Seoul digital Forum, Eric Schmidt (pdg de Google) est intervenu sur la définition de la prochaine étape du web : le web 3.0.
Il explique qu’à l’inverse du web 2.0, qui n’est au final qu’un terme marketing dans lequel on met un peu tout et n’importe quoi, le web 3.0 sera caractérisé par une dimension technologique. Il s’agira de la convergence d’applications web légères, personnalisables et capables d’interagir entre elles. On se doute alors que les microformats devraient trouver une place de choix dans cette nouvelle évolution de l’internet.